Omega 3: quel rôle a-t-il pour les maladies inflammatoires

Le rôle anti-inflammatoire des Omega 3 et leurs effets bénéfiques sur l’humeur sont désormais connus. Il était donc intéressant de faire le point sur les oméga 3 dans le cadre d’une infection chronique et inflammatoire avec un fort retentissement psychologique tel que le psoriasis.

Les acides gras polyinsaturés

Les graisses apportées par notre alimentation n’apportent pas toutes les mêmes bien fait un autre organisme. Les acides gras saturés sont présents en quantité importante dans les graisses animales (beurre, lard, charcuterie) mais aussi dans l’huile de palme ou les huiles hydrogénées que l’on utilise pour les fritures. Nous devons réduire la consommation de ses graisses.

Les acides gras mono-insaturés sont représentés essentiellement par l’acide oléique. On le trouve dans les huiles d’olive, de colza, d’arachide, l’avocat, la graisse d’oie, les viandes et certaines margarines. Il devrait représenter au moins la moitié des acides gras consommés.

Les acides gras polyinsaturés sont représentés par deux acides: l’acide linoléique, chef de file des oméga 6 et l’acide alpha-linolénique, chef de file des Omega 3. À partir de ces deux acides, notre organisme est capable de synthétiser des dérivées indispensables:  l’acide arachidonique, dérivé des oméga 6 et les EPA et  DHA, dérivée des Omega 3. Globalement, nous ne consommons pas assez d’acide gras de la série oméga 3.

Le rapport idéal oméga 6/ omega 3 devrait être de l’ordre de 4/ 1 ou 5/ 1 il est actuellement beaucoup plus élevé dans notre alimentation et le rapport serait plutôt de 20/1. Les AGPI sont très importants pour notre peau, car ils permettent la synthèse de certains lipides de la peau comme les phospholipides qui entrent dans la constitution des membranes en contribuant à une meilleure communication entre les cellules cutanées. De plus, les AGPI ne pouvant être fabriqués par notre corps, un apport alimentaire est donc nécessaire.

L’origine des maladies inflammatoires (psoriasis) liée à un déficit

Selon l’état actuel de la recherche, les réactions inflammatoires mises en jeu par le système immunitaire dans certaines maladies proviendraient d’un rapport oméga 6/ omega 3 déséquilibré en faveur des oméga 6. La solution au problème passe par l’assiette: pédale douce sur les oméga 6(huile de tournesol, de maïs, de pépin de raisin) et oméga 3 à volonté(noix et huile de noix, huile de colza, poisson  gras).

Attention cependant, les oméga 3 ne sont pas les des pompiers, mais des  pare-feux. Inutile donc de prendre de fortes doses d’oméga 3 sur le long terme c’est surtout avant l’apparition des symptômes qui sont utiles. Dans le psoriasis, les oméga 3 pourraient être intéressants entre les poussées.

Votre dose d’oméga 3 est-elle suffisante?

Votre apport en oméga 3 est très probablement insuffisant si:

  • vous consommez du poisson moins d’une fois par semaine
  • vous préférez le cabillaud, la Daurade, la perche, l’arrêt, le rouget ou la sole
  • vous ne consommez que de l’huile d’olive ou de  tournesol

Votre apport en oméga 3 et certainement bon voir excellent si:

  • vous consommez du poisson au moins deux fois par semaine
  • le saumon, le  maquereau,  l’anguille, la sardine ou le thon rouge sont  parmi vos poissons préférés
  • vous variez et mélangez les huiles: huile de noix, de colza ou de soja font partie de ces huiles

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